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INTERVIEW


Quatre à cinq cents jeunes sont confirmés chaque année, au mois de mai, dans notre diocèse. Pourquoi ? Comment ? Voici quelques éléments de réponses pour mieux comprendre ce sacrement.

 

Depuis quand l'Église confirme-t-elle ?

Le premier rituel, qui nous soit parvenu, date de 217 ! C'est donc une pratique ancienne. Ce rituel vient de Rome et se présente, déjà, comme la codification d'une pratique établie. On y apprend que l'évêque, après le baptême, fait sur les nouveaux chrétiens une onction de chrême, accompagnée d'une prière et du baiser de paix.

Quel sens la confirmation a-t-elle à l'époque ?

On naît chrétien par le baptême alors que la confirmation est comme la reconnaissance officielle de l'appartenance à l'Église.

À quel moment est-il fait référence à l'Esprit Saint ?

Entre le IIIème et le Vème siècle car, durant cette période, l?Église approfondit sa connaissance de l’Esprit Saint. C'est lui qui fait vivre l'Église et le chrétien.

À quelle date le baptême est-il séparé de la confirmation ?

C'est difficile à dire mais la séparation est totale au Xe siècle. Le prêtre célèbre le baptême et l'évêque la confirmation.

Quel sens a aujourd'hui la confirmation ?

Le sacrement de confirmation est, comme son nom l'indique, confirmation du baptême. A travers lui, le confirmé exprime publiquement qu'il veut être fils de Dieu. En retour, Dieu lui fait don de vivre dans son Esprit. La confirmation est aussi le signe de la dimension ecclésiale du confirmé.

Est-ce pour cette raison que la confirmation a lieu aujourd’hui à l’adolescence ?

En effet, il semble judicieux lorsqu'un jeune commence à prendre conscience de ce que sera sa vie d'adulte qu'il puisse demander à recevoir le sacrement de confirmation.

Quand la confirmation a-t-elle lieu ?

Pendant l'eucharistie et après l'homélie. Ainsi les confirmés sont-ils au milieu de la communauté où ils grandissent dans la foi.

Comment se déroule la liturgie ?

Elle comprend la profession de foi, l'imposition des mains par l'évêque et l'onction qui est le geste sacramentel. L'évêque marque le front du confirmand d'un signe de croix fait avec l'huile sainte, le saint chrême, en disant : « N, soit marqué de l?Esprit Saint, le don de Dieu ». Le confirmé adhère à cette onction en répondant « Amen ».

Que voulez-vous dire par « l'onction, geste sacramentel » ?

C'est le geste par lequel le sacrement de confirmation est conféré, le geste principal (et non pas l'imposition des mains). Le pape Paul VI l'a précisé le 15 août 1971.
Celui qui est oint, comme le roi et le prêtre en Israël, est pénétré par la puissance divine. Quant au parfum de l'huile, il indique la présence de quelqu'un qu'on ne voit ni n'entend.

Qu'est-il, par ailleurs, demandé à Dieu ?

D'accorder aux confirmands les dons de l'Esprit. Il est dit ainsi « Donne-leur, en plénitude, l'Esprit qui reposait sur ton fils Jésus : esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et d'affection filiale, remplis-les de l'esprit d'adoration ».

Enfin, un prêtre peut-il confirmer ?

Oui, à condition que l'évêque en ait donné délégation. Le père du Sartel, Vicaire général, célèbrera, par exemple, des confirmations d'enfants à deux reprises au mois de mai.


Propos recueillis par B. Vincent en mai 2007